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Coopération entreprise et supérieur : accélérateur d’innovation

Économie
18/04/2019
entreprise
L’UBS et l’Icam s’unissent pour répondre aux besoins d’innovation de l’entreprise PEP, filiale oeuf du groupe d’Aucy. Un doctorant développe une thèse financée par l’entreprise qui s’offre une compétence d’excellence et un projet de recherche sur-mesure.

Quel était le besoin de PEP ?

Jean-Yves Hillion, directeur projet chez PEP : Nous construisons une nouvelle cas-serie d’œufs. Comme nous proposons une gamme très complexe de produits à base d’œufs (omelettes, œufs durs, à la coque, brouillés... ) ce projet nous a amenés à repenser notre modèle. Nous devons travailler sur de plus petites séries, ce qui implique un outil bien plus complexe pour être adapté.

Comment est née l’idée d’une thèse pour répondre à ces attentes ?

Wilfried Despagne, enseignant Icam : On travaille depuis longtemps avec PEP et d’Aucy, nos élèves ingénieurs réalisent des projets de 18 semaines pour les entreprises comme celles-ci. Mais cette fois, le projet avait une autre envergure : modéliser un outil de pro-duction pour simuler le fonctionnement futur de l’usine et anticiper les différents scénarii... Il n’existe pas d’outil sur le marché capable de faire ce la pour ce type d’industrie. J’ai proposé de monter une thèse CIFRE* portant sur un modèle mathématique. Il a fallu ensuite trouver le candidat idéal : c ’est un ingénieur issu de la filière alternance, ce qui est atypique pour un doctorant.Quel est le rôle de l’UBS dans ce projet ?

Emmanuel Frénod, enseignant-chercheur à l’UBS et au laboratoire LM BA** : Nous avons la capacité à encadrer le doctorant et à l’accueillir dans notre laboratoire tout au long de sa thèse, ce qui est obligatoire. Par ailleurs, j’ai la conviction que les mathématiques de haut niveau vont de plus en plus servir les entreprises. Pour PEP, il faut modéliser son usine 4.0 : un jumeau virtuel qui serve à faire des simulations. Or, l’intelligence artificielle, indispensable à tous les nouveaux projets d’entreprise, fonctionne par des algorithmes qui reposent sur des modèles mathématiques.

En quoi ce projet sert aussi le développement économique ?

J-Y Hillion : Seuls, nous n’aurions pas pu développer ce projet. Cet outil doit nous permettre d’être plus efficient d’un point de vue économique et environnemental, d’anticiper les évolutions du marché, d’adapter nos outils. C’est un pari sur l’avenir !

W. Despagne : C ’est un facilitateur d ’innovation et donc de développement. Cela permet aussi de renforcer les liens entre entreprises et recherche dans une belle complémentarité !

E. Frenod : L’UBS aussi a besoin de travailler avec les entreprises locales et de multiplier ce genre de collaboration. Et, si les mathématiciens s’intéressent à des problèmes concrets, ils développeront de nouvelles approches qui profiteront à tous.

* CIFRE : Conventions industrielles de formation par la recherche : contrat qui lie un doctorant-salarié, une entreprise et un laboratoire de recherche
**
LMBA : Laboratoire de mathématiques de Bretagne Atlantique (UBS / UBO / CNRS)